Passer au contenu principal
Le LaM comme lieu conservatoire

Le LaM conserve quand cela est possible des objets issus des sites d'habitants paysagistes, mais tout ne peut être gardé. Documenter ces lieux par des publications, des photographies, des films, l’enregistrement de témoignages, s’avère nécessaire et le musée a réuni par ses propres recherches une importante documentation grâce, notamment, aux fonds d’archives de L’Aracine, de Francis David, d’André Escard, de Claude et Clovis Prévost. Il a créé des réseaux d’échanges avec des amateurs, des universitaires, des restaurateurs, mais aussi avec les services de l’Inventaire du Patrimoine et la conservation des Monuments historiques. Il y a urgence à sauver – le maintien du site sur place est toujours à privilégier –, à restaurer dans leur matérialité ces réalisations mais aussi urgence à les documenter pour sauvegarder leur mémoire immatérielle. Le lien entre patrimoine physique et patrimoine immatériel apparaît indispensable pour assurer une meilleure représentation des sites d’habitants paysagistes qui font le lien entre art savant et art populaire.

 

Des sites fragiles

Parce qu’ils ont longtemps été considérés comme une manifestation du mauvais goût, comme des curiosités ou des excentricités, la destruction des sites d’habitants paysagistes s’est souvent imposée. Ces œuvres développées sur des années, sont étroitement liées à la personnalité et à la vie quotidienne de leur auteur ; dès lors que celui-ci disparaît, l’œuvre est en péril en subissant rapidement le vandalisme, les intempéries. Néanmoins, ces architectures, ces environnements ont suscité un intérêt réel qui les a fait entrer dans le champ de l’art. Comment préserver et restaurer ces environnements construits avec des matériaux précaires ? Comment enregistrer la mémoire des bâtisseurs et comment documenter ces sites ? Comment les prendre en charge ? De multiples outils existent pour faire connaître ces lieux, pour préserver leur mémoire et les faire revivre.

 

Une base de données sur Omeka

À partir des fonds d’archives conservés à la bibliothèque Dominique Bozo du LaM, le musée a décidé de constituer une base de données à l’aide du logiciel libre Omeka afin de porter à la connaissance du grand public, mais aussi des chercheurs, ces lieux disparus ou encore visibles dans leur contexte. De nouveaux contenus issus des archives du musée et des contributions des internautes enrichiront régulièrement la base.

 

Partenariats

Ce site fait l'objet d'un partenariat avec le Service du Patrimoine Culturel de la région Hauts-de-France ainsi que l'Institut National de l'Audiovisuel.